Résumé:
En partant du constat que la transgression est un moteur de l’écriture de Mia Couto, cet article analyse la manière dont elle est construite dans les trois premiers romans de cet auteur : Terra Sonâmbula, A Varanda do Frangipani et O Último Voo do Flamingo, cela dans un domaine thématique spécifique, l’expression du temps. Après une réflexion générale sur le rôle de la transgression dans les littératures africaines qui s’approprient les langues des colonisateurs, ces romans de cet écrivain mozambicain sont abordés sous l’angle de quatre procédés stylistiques féconds : la comparaison, la métaphore, les locutions sentencieuses et les néologismes. L’analyse et le commentaire des exemples puisés dans le corpus indiqué révèlent une démarche de rénovation de la langue portugaise et, concernant le temps, une concrétisation de cette entité abstraite permettant de la rendre saisissable et communicable.
Resumo:
Partindo da constatação de que a transgressão é um motor da escrita de Mia Couto, este artigo analisa o modo como ela se constrói nos três primeiros romances deste autor: Terra Sonâmbula, A Varanda do Frangipani e O Último Voo do Flamingo. Após uma reflexão geral sobre o papel da transgressão nas literaturas africanas que se apropriam das línguas dos colonizadores, nestes romances do escritor moçambicano são estudados quatro fecundos recursos estilísticos: a comparação, a metáfora, as locuções sentenciosas e os neologismos. A análise e o comentário dos exemplos extraídos do corpus referido revelam um processo de renovação da língua portuguesa e, relativamente ao tempo, uma concretização dessa entidade abstracta que permite torná-la palpável e comunicável.
A propos de l’auteur:
Filomena Rodrigues a étudié à l’Université de Lisbonne : Philologie romane/littérature. Enseignante titulaire dans le secondaire au Portugal, elle est lectrice en France pendant 10 ans. Après un DEA en Linguistique française (sur le français parlé) réalisé à Aix, sa recherche s’est réorientée : élaboration et soutenance, à Montpellier, d’une thèse de doctorat sur Mia Couto. Elle a notamment réalisé plusieurs conférences (Portugal, France, Belgique) pour divulguer l’œuvre de cet auteur.