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RIBEIRO Maria (Angra dos Reis, Brésil,1829-1880), auteure dramatique brésilienne.

 

Maria Angélica de Sousa Rego, plus connue comme Maria Ribeiro est la première auteure dramatique de l’histoire du théâtre brésilien. Originaire d’une famille aristocrate, elle perd son père avant l’âge de 5 ans. Son tuteur, ancien compagnon d’armes de son père, perçoit le potentiel de l’enfant et lui fait donner une véritable éducation, chose rare pour les petites filles du XIXe siècle brésilien. Elle a 14 ans à peine lorsqu’elle épouse João Caetano Ribeiro, son professeur de dessin et le plus célèbre scénographe du siècle.

 

Maria Ribeiro commence sa vie littéraire dès l’adolescence, en écrivant pour des revues, sous le pseudonyme de Nenia Silva. Elle écrit, en 1855, la première de la vingtaine de pièces qui compose son œuvre dramatique, dont la plupart des originaux inédits semble avoir été détruit dans l’incendie du Lycée des Arts et Métiers de Rio de Janeiro.

 

C’est en 1863 qu’une de ses pièces, Gabriela, atteint le succès auprès du public et de la critique. Deux ans plus tard, une nouvelle pièce, Cancros Sociais [Cancers Sociaux] reçoit des éloges chaleureux de Machado de Assis, alors célèbre critique de théâtre. Outre ces premiers drames, elle écrit des comédies Um dia na opulência et Ressurreição do Primo Basílio (1877 et 1878); et en 1879, la pièce Opinião pública est montée au Teatro São Luís.

 

Maria Ribeiro fut une femme engagée, qui dénonça l’oppression dans laquelle vivaient ses contemporaines. Dans ses pièces, elle expose ses revendications et ses idées sur la réalité sociale : ainsi dans le drame abolitionniste, Cancros sociais, au-delà de la critique de l’esclavage, Maria Ribeiro se fait l’avocate de la femme esclave. Elle défend aussi une vision moderne du divorce et n’hésite pas à affirmer que les hommes sont à l’origine de la plupart des erreurs des femmes.

 

Sa contribution à l’histoire de la littérature dramatique brésilienne, en tant qu’auteure, est notable en ce qu’elle a ouvert aux femmes un nouvel espace public et leur a permis de jouer un nouveau rôle social, celui d’auteure dramatique.

 

Voir article de Valeria Andrade dans PLURAL PLURIEL n°8.

 

 

Ref. www.wikiplédia.com; AZEVEDO, Josephina Alvares de. O voto feminino. A Família, Rio de Janeiro, 7 jun. 1890. p. 1.; COARACY, Visconti. Jornal do Commercio, Rio de Janeiro, 17 abr. 1863; FARIA, João Roberto. O teatro realista no Brasil: 1855-1865. São Paulo : Perspectiva : EDUSP, 1993. p. 254-60; HESSEL, Lothar e RAEDERS, Georges. O teatro no Brasil sob Dom Pedro II. Porto Alegre : UFRGS, 1979. Parte 1, p. 27-32; MACHADO DE ASSIS, J. M. Crônicas. Rio de Janeiro; Jackson, 1950, v. 21, p. 417-19.

 

 

 

(FA-IMFS)